Glossaire

A

Arboretum

Parc planté d’arbres de nombreuses espèces, généralement exotiques, en vue d’étudier leur comportement. (Le petit Larousse illustré, 2011)

Assolement des cultures

Désigne à la fois la succession des cultures dans le temps et la répartition de ces dernières sur l'espace cultivé. Il y a une rotation des cultures à l'échelle d'une exploitation ou bien d'une communauté. Les assolements les moins intensifs laissent la place à de longues périodes de jachères, alors utilisées pour l'élevage des bêtes. (George P., Verger F., 2009)

Atlas du paysage

Documents de connaissance partagée qui permettent de traduire sur le territoire le terme de paysage défini par la Convention Européenne du Paysage. Ils recomposent les informations sur les formes du territoire en identifiant les composantes du paysage (unités et structures paysagères des Atlas), les perceptions et représentations sociales (indicateurs sociaux d’évolution du paysage) ainsi que les dynamiques pour constituer un « état des lieux » des paysages appropriés par tous les acteurs du paysage. (www.developpement-durable.gouv.fr)

B

Bassin versant (topographique)

Portion de territoire délimitée par des lignes de crêtes, dont les eaux alimentent un exutoire commun.

Batellerie

Corporation ou ensemble des entreprises chargées du transport par bateaux, notamment sur les fleuves, rivières et canaux. (www.cnrtl.fr)

Bâtiment HQE

La démarche Haute Qualité Environnementale (HQE) comprend d'une part un système de management environnemental (SME) et d'autre part un objectif de qualité environnementale des bâtiments (QEB) définie par 14 cibles. La HQE est une démarche d’optimisation multicritère. Elle vise à la réalisation d’ouvrages sains et confortables dont les impacts sur l’environnement, évalués sur l’ensemble du cycle de vie, soient les plus maîtrisés possibles. (www.dictionnaire-environnement.com)

Bief

Secteur d'un cours d'eau compris entre deux écluses, deux chutes ou deux rapides successives / canal de dérivation qui conduit les eaux d’un cours d’eau vers une machine hydraulique.

Biodiversité

Terme qui désigne la diversité du monde vivant à tous les niveaux : diversité des milieux (écosystèmes), diversité des espèces, diversité génétique au sein d'une même espèce. (www.dictionnaire-environnement.com)

Bocage

Deux traits principaux le caractérisent : la forme irrégulière des parcelles, trapue, proche du carré, du trapèze ou du rectangle court ; et surtout la présence de clôtures, plantées ou construites, autour de chaque pièce de terre. (C. Moindrot, 1992)

C

Ceinture verte

Il s’agit d'entourer une agglomération d'une zone non bâtie, où l'urbanisation est limitée et où les espaces naturels sont mis en valeur. Une ceinture verte est un ensemble d’espaces naturels protégés reliés entre eux par des corridors à vocation écologique ou récréative. (www.francvert.org)

Conservatoire du Littoral

Le conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres  est un établissement public à caractère administratif fondé en 1975 dans le cadre d'une politique de conservation des espaces naturels et des paysages sur les rivages maritimes et lacustres. Sa première mission est de mener une politique foncière d'acquisition des terrains fragiles ou menacés afin de les protéger définitivement. Ces derniers, après remise en état, sont gérés par les collectivités locales, des associations, dans le respect des orientations arrêtées. Un autre de ses objectifs est d'inciter les collectivités, de les conseiller notamment pour éviter la construction en bord de mer. (Merlin P., Choay F., 2010) et (www.conservatoire-du-littoral.fr)

Convention Européenne du Paysage

Cette convention a pour objet de promouvoir la protection, la gestion et l’aménagement des paysages européens et d’organiser la coopération européenne dans ce domaine. Elle a été adoptée le 20 octobre 2000 à Florence (Italie) et est entrée en vigueur le 1er mars 2004 (série des Traités du Conseil de l’Europe n° 176). Elle est ouverte à la signature des États membres du Conseil de l'Europe et à l'adhésion de la Communauté européenne et des États européens non membres. Elle constitue le premier traité international exclusivement consacré à l’ensemble des dimensions du paysage. (www.coe.int)

Convention d’Aarhus

Adoptée le 25 juin 1998 par la Commission Économique pour l’Europe des Nations Unies (CEE-NU), la convention est entrée en vigueur le 30 octobre 2001. La France a ratifié la Convention d'Aarhus le 8 juillet 2002. Elle est entrée en vigueur le 6 octobre 2002 (loi autorisant l’approbation de la Convention d’Aarhus et décret n° 2002-1187 du 12 septembre 2002 portant publication de la Convention d’Aarhus). La Convention d’Aarhus consacre trois droits fondamentaux pour les citoyens et les associations qui les représentent : l’accès à l’information, la participation au processus décisionnel et l’accès à la justice. (www.toutsurlenvironnement.fr)

Coulée verte

Espace vert aménagé et protégé dans le cadre d'un plan d’urbanisation. Il peut avoir une vocation de corridor biologique et être un élément d'un réseau écologique ou s'inscrire dans un réseau de déplacements doux.

D

Décentralisation

Action qui vise à diminuer la concentration des activités, des pouvoirs et des compétences dans un lieu central physique (la région capitale le plus souvent) et (ou) un centre de pouvoir (l’État). On parle de décentralisation administrative pour un transfert de pouvoir, de compétences et de moyens financiers du centre vers les organes subordonnés d’une collectivité et en particulier de l’État vers les collectivités territoriales. (Merlin P., Choay F., 2010)

Développement durable

Notion récente qui désigne des actions visant à concilier trois mondes différents, celui de l’économie, celui de l’écologie et celui du social. […]. Ce terme, créé en 1980 d'après l'anglais sustainable development, désigne une forme de développement économique respectueux de l'environnement, du renouvellement des ressources et de leur exploitation rationnelle, de manière à préserver les matières premières, mais également à s'assurer d'un développement socialement équitable. Ce mode de développement répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. (www.dictionnaire-environnement.com)

Directive Cadre sur L'Eau

Directive européenne « du 23 octobre 2000 qui vise à donner une cohérence à l’ensemble de la législation avec une politique communautaire globale dans le domaine de l’eau. Elle définit un cadre pour la gestion et la protection des eaux par grand bassin hydrographique au plan européen avec une perspective de développement durable. [...] La DCE fixe des objectifs pour la préservation et la restauration de l’état des eaux superficielles (eaux douces et eaux côtières) et pour les eaux souterraines. L’objectif général est d’atteindre en 2015 le bon état des différents milieux sur tout le territoire européen. Les grands principes de la DCE sont : une gestion par bassin versant ; la fixation d’objectifs par « masse d’eau » ; une planification et une programmation avec une méthode de travail spécifique et des échéances ; une analyse économique des modalités de tarification de l’eau et une intégration des coûts environnementaux ; une consultation du public dans le but de renforcer la transparence de la politique de l’eau ». (www.eaufrance.fr)

E

Éco-quartier

Quartier urbain, conçu de façon à minimiser son impact sur l'environnement, visant généralement au moins une autonomie énergétique, et cherchant à diminuer son empreinte écologique et/ou rembourser sa dette écologique. (www.techno-science.net)

Écosystème

Ensemble des êtres vivants (faune et flore) et des éléments non-vivants (eau, air, matières solides), aux nombreuses interactions d’un milieu naturel (forêt, champ). Il se caractérise essentiellement par des échanges cycliques de matières et d'énergie, dus aux interactions entre les différents organismes présents (biocénose) et leur environnement (biotope). On parle d'écosystème aquatique, d'écosystème montagnard, etc. Une perturbation de l’écosystème est une modification rapide d’un ou plusieurs paramètres conduisant à une rupture dans l’équilibre écologique. (www.dictionnaire-environnement.com)

Émondage

Pratique de gestion traditionnelle des haies bocagères qui consiste à débarrasser les arbres des rameaux morts, des branches qui déséquilibrent la croissance, des plantes parasites ou plus simplement des jeunes pousses. Suivant les espèces d’arbres, l’émondage se fait à des époques différentes et prend des formes originales. Un chêne est émondé tous les sept ans environ, ce qui crée des ragosses. Le châtaigner est coupé en tassées tout près de la base pour donner des rejets tous les 3 ans. Le frêne est coupé en têtard, etc. Le bois récupéré est utilisé pour le chauffage, la construction. (Baudry J., Jouin A., 2003)

Empreinte écologique

Mesure de la pression exercée par l’homme sur la nature. L'empreinte écologique évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources naturelles et à ses besoins en absorption de déchets. (www.dictionnaire-environnement.com)

Espaces Naturels Sensibles (ENS)

Créés en 1985, ce sont des espaces protégés par les départements. En Bretagne, plusieurs milliers d'hectares, sont ainsi classés. L'objectif de la mise en place de telles zones de protection est de contribuer à la conservation du patrimoine naturel. Depuis 1985, c'est de la seule volonté politique de l'assemblée départementale qu'émane la création d'un espace naturel sensible. De fait, cette politique varie beaucoup d'un département à l'autre, en fonction des priorités écologiques, des pressions foncières, mais aussi des choix politiques. Les conseils généraux assurent la gestion en partenariat avec les collectivités locales sur les territoires desquelles sont situés les sites ou encore, pour leur gestion naturaliste, avec des associations de protection de la nature. La création de tels espaces repose sur la maîtrise foncière de ces territoires, financée par une taxe sur les constructions neuves, la TD-ENS. Les sites répondant à des critères écologiques, paysagers, culturels ou patrimoniaux peuvent être acquis par le département et ouverts au public. Après accord du conseil municipal, le conseil général délimite ces zones sensibles et y exerce un droit de préemption. (www.bretagne-environnement.org)

Espace vert

Cette notion recouvre celle de parcs et jardins, d’espaces boisés ou cultivés publics ou privés, dans les zones urbaines, périurbaines ou rurales. (Châteaureynaud P, 2004)

Estran

Partie d’un rivage couverte à marée haute et découverte à marée basse. (www.bretagne-environnement.org)

Établissement de bain

Installé en bord de mer, ce type de structure ne répond à aucune norme architecturale ni aucune disposition réglementaire spécifique. L'établissement peut être un simple regroupement de cabines de bain ou être multifonctionnel, ou également inclus dans une plus vaste structure comme un hôtel. Selon les stations, il propose des services de différents types allant de la simple location de cabines à des installations sophistiquées de thalassothérapie ou de balnéothérapie proposant des cures et bains chauds ou froids en intérieur et extérieur. (Toulier B, 2010)

G

Gestion Intégrée de Zones Côtières (GIZC)

« Issue de préconisations à la fois internationales mais aussi communautaires, il s'agit de fait d'un processus dynamique de gestion et d’utilisation durables des zones côtières, prenant en compte simultanément la fragilité des écosystèmes et des paysages côtiers, la diversité des activités et des usages, leurs interactions, la vocation maritime de certains d’entre eux, ainsi que leurs impacts à la fois sur la partie marine et la partie terrestre. Son principe est d’associer des acteurs multiples autour d’un projet commun dans le but de partager un diagnostic sur la situation d’un territoire, puis de définir de manière concertée les objectifs à atteindre et, enfin, de conduire les actions nécessaires. Pour répondre à l'objectif d'intégration, elle impose notamment de prendre en compte :

  • tous les secteurs d’activités, économiques ou non, dès lors qu’ils utilisent l’espace ou les ressources marines, ou qu’ils impactent le milieu marin et littoral ;
  • les différentes échelles de temps, puisque la gestion vise des objectifs à long terme ;
  • tous les acteurs concernés : États, collectivités littorales, acteurs économiques, citoyens, experts »

(www.developpement-durable.gouv.fr)

Gestion différenciée

Elle fait évoluer le modèle horticole standard en intégrant à la gestion des espaces verts un souci écologique mais également un souci d’économies. La gestion différenciée permet de gérer au mieux le patrimoine vert d’une ville avec des objectifs précis tenant compte des moyens humains et des potentialités de chaque milieu (fauches tardives par exemple). (http://gestiondifferenciee.org)

Grand ensemble

Cette forme de croissance urbaine s’est développée dans divers pays européens (dont l’URSS) deux ou trois décennies après la Seconde Guerre mondiale pour pallier de graves pénuries de logements. Ces grands ensembles ont été construits en série sous forme de tours d’une dizaine d’étages ou de barres s’allongeant parfois sur plusieurs centaines de mètres, soit plusieurs milliers de logements regroupés sous forme de cités. (Lacoste Y, 2003)

Grenelle de l'Environnement

Initié en 2007, il a fait l'objet d'une concertation destinée à mettre en place des orientations stratégiques en terme de développement durable. Des groupes thématiques ont permis de déterminer des propositions et une consultation des publics a été engagée. Au final plus de 200 engagements ont été pris, et le Grenelle s'est traduit par deux lois : la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement du 3 août 2009 (loi grenelle 1) et la loi portant engagement national pour l’environnement du 12 juillet 2010 (loi Grenelle 2). (www.developpement-durable.gouv.fr et www.legrenelle-environnement.fr)

H

Haie bocagère

Haie organisée en réseau constituant un bocage. Par extension, les haies bocagères désignent les haies traditionnelles du bocage, tant dans les espèces qui la constituent (Chênes…) que dans leur tailles (émondes).

I

Inventaire général du patrimoine culturel

Il recense, étudie et fait connaître les éléments du patrimoine qui présentent un intérêt culturel, historique ou scientifique. (www.inventaire.culture.gouv.fr)

J

Jardin à l’Anglaise

Il apparaît au début du XVIIIe siècle en Angleterre avec le régime de la monarchie parlementaire, en réaction au jardin à la française, symbole de la monarchie absolue. L’idée est d’imiter la nature, il est donc organisé comme un paysage irrégulier, avec des ouvertures panoramiques sur la campagne. Les chemins sinueux contournent espaces verts, bois, points d’eau, massifs aux fleurs et plantes variées afin de satisfaire la sensibilité du promeneur romantique. (www.rmn.fr)

Jardin botanique 

Jardin d’étude dont les plantations sont organisées : en effet, pour mieux les classer et les présenter par familles, les arbres, arbustes, plantes étaient disposés en planches régulières selon un tracé rectiligne ou en arc de cercle, séparées par des allées sablées. Il en a résulté des jardins au plan très ordonné. (www.lesplusbeauxjardinsdefrance.com)

Jardin familial 

Parcelle de terre, cultivée personnellement par celui qui en dispose, pour les besoins de sa famille, à l’exclusion de toute commercialisation des produits. (Merlin P, Choay F, 2010)

Jardin à la française

Apparaît en France au milieu du XVIe siècle, inspiré du jardin italien. Les parterres sont très réguliers et s’organisent de façon symétrique les uns par rapport aux autres. Ils sont construits à partir de figures végétales géométriques, généralement taillées dans du buis, les topiaires (carrés, triangles, ronds, demi-cercles…). (www.rmn.fr)

Jardin public

Espace vert urbain, en général clos, à dominante végétale, protégé des circulations générales, avec un accès libre mais souvent règlementé, conçu comme un équipement public et géré comme tel. Il doit, de ce point de vue, être considéré comme une invention de l’urbanisme du Second Empire. (Merlin P., Choay F., 2010)

L

Lande

Formation végétale basse et fermée associée aux climats atlantiques, avec ajoncs, genêts, fougères ou, pour les parties les plus basses, bruyères. Les landes résultent de la dégradation d'une forme forestière, soit à cause de la force du vent, qui bloque le développement des arbres, soit par l'action de l'homme, qui l’exploite et sont le pendant atlantique des garrigues et des maquis méditerranéens (Brunet R, 1992). La lande en Bretagne a fait longtemps partie intégrante du système agraire, comme le souligne A. Antoine : « Cette pratique de la jachère cultivée est uniformément signalée de la Bretagne au Maine. Les agriculteurs bretons sèment les ajoncs, qu’ils prennent souvent le soin d’enfermer dans des parcelles encloses, preuve qu’ils y voient un fourrage à protéger et non une plante parasite ». (Antoine A, 2000)

Loi du 21 avril 1906

Loi sur la protection des sites et des monuments naturels de caractère artistique ou pittoresque. Résultant de l’action menée par le Club Alpin Français et la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de France (SPPEF), elle représente la première loi de protection des sites naturels en France. (www.vie-publique.fr)

Loi de 1913 relative aux monuments historiques

Cette loi constitue le socle fondamental de la protection des monuments historiques. Elle prévoit un mécanisme simple et ingénieux qui s’adapte automatiquement aux changements de la consciente patrimoniale, à travers la formulation suivante : « Les immeubles dont la conservation présente, au point de vue de l'histoire ou de l'art, un intérêt public, sont classés comme monuments historiques ». La loi de 1927 complète le dispositif de la loi de 1913 en instaurant un second niveau de protection, l'inscription à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques - devenue en 2005 l'inscription au titre des monuments historiques - pour les immeubles présentant un intérêt non plus « public » mais « suffisant » pour en rendre désirable la préservation. (www.senat.fr)

Loi du 14 mars 1919 dite loi Cornudet

Elle institue le projet d'aménagement, d'embellissement et d'extension et l'impose à différentes catégories de villes et notamment aux stations balnéaires, thermales, climatiques et sportives et aux agglomérations définies comme pittoresques, artistiques, historiques, d'après la loi du 21 avril 1906. Cette loi fut quelque peu modifiée par la loi de 1924. Elle fixait un délai de trois ans aux communes pour établir leur projet, qu’elles mettaient en place à leur frais. Ce projet était un plan d'urbanisme, c'est-à-dire un projet global prévoyant la localisation des équipements futurs comme la voirie et un programme déterminant les servitudes hygiéniques, archéologiques et esthétiques, les espaces libres à préserver, la hauteur des constructions, les réseaux divers. (Merlin P, Choay F, 2010)

Loi du 2 mai 1930 

Loi sur la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque qui étend la sauvegarde et la protection du patrimoine naturel (loi de 1906) ; la loi instaure le site protégé et prévoit à l’instar des monuments historiques un double niveau de protection, le classement et l’inscription. Un additif, adopté en 1957, permet la création de réserves naturelles. (www.vie-publique.fr)

Loi de 1943 

A l’origine, la Loi du 31 décembre 1913 ne visait que les monuments eux-mêmes, et non ce qui les entoure. La prise de conscience de la nécessité de préserver les centres anciens conduira à y introduire, par la loi du 25 février 1943, la notion d'abords de monuments historiques par deux articles supplémentaires (les articles 13bis et 13ter) qui définissent la servitude d'utilité publique s'appliquant dans un rayon de 500 mètres ayant pour centre le monument historique, et le champ de visibilité du monument dans lequel l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) doit délivrer son visa conforme à toute demande d'autorisation de travaux. (www.culture.gouv.fr)

Loi Littoral 

Votée à l'unanimité par le Parlement français, elle est entrée en vigueur le 3 janvier 1986, date de sa parution au Journal Officiel (Loi 86-2 du 03/01/1986). Le texte détermine les conditions d’utilisation et de mise en valeur des espaces terrestres, maritimes et lacustres. Elle s’applique aux communes riveraines des océans, mers, étangs salés et plans d’eau naturels ou artificiels de plus de 1000 hectares. Cette loi d’aménagement et d’urbanisme comprend trois objectifs majeurs : un objectif de protection des équilibres biologiques et écologiques, de préservation des sites, des paysages et du patrimoine culturel et naturel du littoral, mais aussi la préservation et le développement des activités économiques liées à la proximité de l’eau, et dans un troisième temps la mise en œuvre d’un effort de recherche et d’innovation portant sur les particularités et les ressources du littoral. Sa mise en œuvre passe par la maîtrise de l’urbanisme, la protection stricte des espaces et des milieux naturels les plus caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral, l'élaboration de schémas de mise en valeur de la mer (SMVM) et l'affirmation d'une politique foncière de sauvegarde de l'espace littoral à travers le Conservatoire du Littoral créé en 1975. (www.vie-publique.fr)

Loi relative à la « Solidarité et renouvellement urbains (loi SRU) 

La loi SRU appelle à une plus grande solidarité dans la mise en œuvre des plans d’urbanisme et d’aménagement. Cette notion signifie que l’urbanisme de développement qui est préconisé doit assurer une cohérence des territoires (urbains, périurbains et ruraux) entre eux, et que, à l’intérieur des zones urbaines qui forment des bassins de vie, d’habitat et d’emploi, soit assurée une véritable mixité, notamment sociale. (Châteaureynaud P., 2004)

Lois issues du Grenelle de l’environnement

La loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement dite « loi Grenelle 1 » (3 août 2009) propose des mesures touchant les secteurs de l’énergie et du bâtiment, des transports, de la biodiversité et des milieux naturels, de la gouvernance et enfin des risques pour l’environnement et la santé. Promulguée le 12 juillet 2010, la loi portant « engagement national pour l’environnement », dite « Grenelle 2 » correspond à la mise en application d’une partie des engagements du Grenelle de l’environnement. (Gourlay F, Le Délézir R, 2011)

Loi sur l'eau de 2004

Elle est la transposition dans le droit français de la Directive Cadre sur l'Eau. (www.eaufrance.fr)

Loi sur l'Eau de 2006 

« La Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA) du 30 décembre 2006 a rénové le cadre global défini par les lois sur l’eau du 16 décembre 1964 et du 3 janvier 1992 qui avaient bâti les fondements de la politique française de l’eau : instances de bassin, redevances, agences de l’eau. Les nouvelles orientations qu’apporte la LEMA sont : de se donner les outils en vue d’atteindre en 2015 l’objectif de « bon état » des eaux fixé par la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) ; d’améliorer le service public de l’eau et de l’assainissement : accès à l’eau pour tous avec une gestion plus transparente ; de moderniser l’organisation de la pêche en eau douce. Elle tente également de prendre en compte l’adaptation au changement climatique dans la gestion des ressources en eau ». Par ses objectifs cette loi représente la véritable transposition de la DCE. (www.eaufrance.fr)

Longère

Ensemble de bâtiments ruraux de formes basses et allongées. (Le petit Larousse illustré, 2011)

Lotissement

Division d’une propriété en vue de l’implantation de bâtiments, ayant pour objet, sur une période de moins de dix ans, de porter à plus de deux le nombre des parcelles constructibles. (Merlin P., Choay F., 2010)

M

Malouinière 

terme qui désigne à partir de 1703, les demeures rurales des armateurs, capitaines et négociants de Saint-Malo. Ces « belles maisons de plaisance » dispersées dans la campagne autour de la cité corsaire ont une forme architecturale spécifique, au plan rectangulaire souvent simple et ramassé, et sont entourées de parcs. (Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Commission régionale Bretagne, 1984)

Marne

Désigne une roche sédimentaire argilo-calcaire. On distingue : les marnes argileuses (5% à 35% de carbonate de calcium), les marnes (35% à 65%), les calcaires marneux (65% à 95%). Chauffées, elles permettent d’obtenir respectivement la chaux (marne argileuse), la chaux hydraulique (marne), le ciment (marne calcaire). Elles servaient d'amendement pour les terres cultivées d'où son extraction par les populations locales. (www.dictionnaire-environnement.co)

Mielles/Miels

Nom donné dans la Manche, à des grèves plates et sèches et à des dunes en partie cultivées. Le terme est également passé dans le vocabulaire breton. (Dictionnaire des mots rares et précieux, 1996)

Mitage

Néologisme d’utilisation courante aujourd’hui, pour désigner une forme d’urbanisation dispersée portant atteinte à des espaces naturels ou compromettant des activités agricoles ou forestières. (Châteaureynaud P., 2004)

Mobilité douce ou circulation douce 

Mode de déplacement qui a uniquement recours à l'énergie humaine, tels que la marche à pied et le vélo.

O

Observatoire Photographique du Paysage (OPP)

Il s’agit de constituer un fonds de séries photographiques qui permette d’analyser les mécanismes et les facteurs de transformations des espaces ainsi que les rôles des différents acteurs qui en sont la cause de façon à orienter favorablement l’évolution du paysage. (www.developpement-durable.gouv.fr)

Opération de Renouvellement Urbain

C’est un des principes fondateurs de la loi SRU qui poursuit essentiellement trois objectifs :

  • contrebalancer la dévalorisation et la ségrégation urbaine en reconstituant des lieux de vie dotés d’équipements collectifs et publics ; 
  • lutter contre le développement anarchique des villes, en densifiant les parties urbanisées de façon à recréer des quartiers ayant une fonction de polarité ;
  • permettre la réutilisation des sites industriels pollués et des friches industrielles et militaires.

(Châteaureynaud P., 2004)

P

Patrimoine

Bien, héritage commun d’une collectivité, d’un groupe humain. (Le petit Larousse illustré, 2011)

Paysage agraire 

Mode de répartition de l’habitat rural, morphologie agraire (forme des parcelles) et système de culture spécifiques à une région géographique. En Bretagne, le paysage agraire traditionnel est composé d’un habitat rural dispersé composé de hameaux, de parcelles encloses dont le motif principal est la haie bocagère et de cultures basées sur l’association herbage et fourrage. (Le Dû-Blayo L., 2007)

Périurbanisation 

Il s’agit de l’urbanisation périphérique autour des agglomérations urbaines. […] La périurbanisation prend le plus souvent la forme d’un habitat individuel de maisons séparées avec jardin et garage. Cette occupation de l’espace est, au moins au départ, discontinue, au gré des documents d’urbanisme communaux et des disponibilités foncières. Elle prend le plus souvent la forme de lotissements ou de « nouveaux villages ». (Merlin P., Choay F, 2010)

Plan Local d’Urbanisme (PLU) 

Document de nature réglementaire délimitant, pour l’intégralité du territoire communal à la seule exception des périmètres couverts par un plan de sauvegarde et de mise en valeur ou secteur sauvegardé, les zones urbaines, à urbaniser, agricoles et naturelles. (Gourlay F., Le Délézir R., 2011)

Platier rocheux 

Affleurement de roches sur l'estran ou la zone côtière, donc susceptible d'émerger. (www.larousse.fr)

Polyculture 

Culture d’espèces végétales différentes dans une même exploitation agricole, dans une même région, etc. (Le petit Larousse illustré, 2011)

Prairie permanente (ou naturelle) 

Surface qui est enherbée de manière permanente, non ensemencée par l’homme, dont la flore se reproduit d’elle-même et destinée à la production d’herbages. (www.cnrtl.fr)

R

Remembrement

Il a pour but d’assurer, par redistribution des terrains entre les différents propriétaires à l’intérieur d’un périmètre, une meilleure adéquation du parcellaire à l’usage du terrain […] Le remembrement rural permet de restructurer des exploitations lorsqu’un parcellaire trop morcelé interdit toute forme moderne d’exploitation. Il constitue des exploitations agricoles d’un seul tenant ou à grandes parcelles bien groupées. (Merlin P., Choay F., 2010)

Ria

Vallée fluviale étroite et allongée noyée par la mer. (Le petit Larousse illustré, 2011)

Schéma de COhérence Territoriale (SCOT) 

Document de planification urbaine et de mise en cohérence des politiques publiques locales à l’échelle intercommunale ou de pays. Il exprime et planifie le projet du territoire pour dix ans dans la perspective du développement durable (environnement, développement économique, habitat, équipement, déplacements, tourisme, gestion intégrée du littorale, etc.). (Gourlay F., Le Délézir R., 2011)

S

Schéma de COhérence Territoriale (SCOT)

Document de planification urbaine et de mise en cohérence des politiques publiques locales à l’échelle intercommunale ou de pays. Il exprime et planifie le projet du territoire pour dix ans dans la perspective du développement durable (environnement, développement économique, habitat, équipement, déplacements, tourisme, gestion intégrée du littorale, etc.). (Gourlay F., Le Délézir R., 2011)

T

Tourbière

Formation végétale hygrophile se développant soit dans des creux inondés, soit sur des versants en pays très pluvieux. Elle est composée d'une prédominance de mousses. La partie inférieure, la tourbe, est une accumulation de matière organique en voie de décomposition lente et incomplète. (George P., Verger F, 2009)

Trame verte

Outil d’aménagement du territoire, constituée de grands ensembles naturels et de corridors les reliant ou servant d’espaces tampons. La trame verte est complétée par une trame bleue formée des cours d’eau et masses d’eau et des bandes végétalisées le long de ces cours d’eau. La trame verte est issue du Grenelle de l'environnement. (www.dictionnaire-environnement.com)

V

Voie métrique 

Voie ferrée dont l'écartement entre rails est de 1000 mm. Elle fait partie des voies étroites. Cette caractéristique de construction économique fut le propre des chemins de fer français départementaux dont la plupart ont aujourd'hui disparu. (www.techno-science.net)

Voie verte

« Une route exclusivement réservée à la circulation des véhicules non motorisés, des piétons et des cavaliers » (Code de la route). Elle est accessible au plus grand nombre, sans exigence physique particulière. Les piétons, les cyclistes, les personnes à mobilité réduite, les rollers… l’utilisent pour le loisir, le tourisme et les déplacements quotidiens. Les voies vertes sont aménagées en site propre sur les emprises des voies de chemin de fer désaffectées, de berges des voies d’eau, de pistes forestières, de chemins ruraux... (www.developpement-durable.gouv.fr)

Z

Zonage

C’est la technique consistant à déterminer dans les documents de planification urbaine des zones d’affectation du sol selon l’usage qui y sera autorisé et la nature des activités dominantes. (Merlin P., Choay F., 2010)

Zone humide

« Terrain naturellement inondable même s'il est parfois soustrait à l'inondation, par des ouvrages artificiels. Les zones humides peuvent être situées dans le domaine des eaux douces, saumâtres ou salées. Elles jouent généralement un grand rôle dans la régulation des écoulements et dans l'amélioration de la qualité des eaux. Espaces intermédiaires entre la terre ferme et l'eau, elles présentent un intérêt écologique majeur pour la flore et la faune ». (George P., Verger F., 2009)

Zones d’Aménagement Concerté (ZAC)

Outil privilégié de l’urbanisme concerté, consacré, après une période de réglementation étatique autoritaire, par la loi d’orientation foncière du 30 décembre 1967. […] Elles peuvent être définies comme des opérations d’initiatives publique permettant, à la fois, et de façon cohérente, de programmer des équipements publics et de produire des terrains à bâtir destinés à différents usages (habitations, commerces activités, etc.). (Châteaureynaud P., 2004)

Zones Franches Urbaines (ZFU) 

Quartiers de plus de 10 000 habitants, situés dans des zones dites sensibles ou défavorisées. Ils ont été définis à partir des critères suivants :

  • taux de chômage ;
  • proportion de personnes sorties du système scolaire sans diplôme ;
  • proportion de jeunes ;
  • potentiel fiscal par habitant.

Les entreprises implantées ou devant s'implanter dans ces quartiers bénéficient d'un dispositif complet d'exonérations de charges fiscales et sociales durant cinq ans. (www.insee.fr)

Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP)

Document original d’ordre contractuel élaboré après délibération du conseil municipal, enquête publique et avis de la commission régionale du patrimoine et des sites. Ce document porte sur la délimitation d’un secteur plus particulièrement sensible sur le plan architectural et paysager et son contenu. (www.vie-publique.fr)

Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP)

Créées en 1958, elles ont été pendant longtemps l’instrument privilégié de l’urbanisme opérationnel. Elles ont été progressivement abandonnées à partir de 1969, jusqu’à leur suppression totale par la loi d’orientation pour la ville n°91-662 du 13 juillet 1991. (Châteaureynaud P., 2004)

Zones Urbaines Sensibles (ZUS)

Territoires infra-urbains définis par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la ville, en fonction des considérations locales liées aux difficultés que connaissent les habitants de ces territoires.
La loi du 14 novembre 1996 de mise en œuvre du pacte de relance de la politique de la ville distingue trois niveaux d'intervention :

  • les zones urbaines sensibles (ZUS)
  • les zones de redynamisation urbaine (ZRU)
  • les zones franches urbaines (ZFU)

Les trois niveaux d'intervention ZUS, ZRU et ZFU, caractérisés par des dispositifs d'ordre fiscal et social d'importance croissante, visent à répondre à des degrés différents de difficultés rencontrées dans ces quartiers. (www.insee.fr)

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